L'équilibre sous-entend que l'on apporte autant de calories que l'organisme en dépense.
Energie des apports caloriques alimentaires = Métabolisme de base + Thermorégulation + Thermogenèse des aliments + Activité physique.
Exemple pour un homme de 30 ans : 2500 cal = 1800 cal + 300 cal + 400 cal. Quand les apports dépassent de 3% par jour, on prend 2,3 kg en un an. Ces apports peuvent être compensés par 10 mn de marche rapide.
Les mauvaises habitudes alimentaires
Nous sommes héréditairement, génétiquement programmés pour mettre le plus possible de lipides en réserve. Quand l'homme se nourrissait des produits de la terre et de la chasse, l'apport en lipides et en glucides était infime. En moyenne aujourd'hui, notre organisme utilise 30 % de la ration lipidique et glucidique journalière, et stocke le reste. Les sucres, plus encore les sucres rapides, entraînent une sécrétion accrue d'insuline. Cette hormone favorise la mise en réserve des graisses dans les cellules, en particulier les adipocytes; toute prise alimentaire en sucres et en graisses, sans la faim pour moteur, engendre le stockage presque immédiat de ces excès et de plus introduit un tableau hormonal défavorable.
L' arrêt de la consommation de tabac, les modifications hormonales (ménopause), la prise de certains médicaments, une affection pathologique telle que l'hypothyroïdie sont des facteurs d‘aggravation. Le surpoids se caractérise alors par une augmentation du poids du corps due à une augmentation de la masse grasse au-delà de la normale par rapport à la masse maigre.
Les causes environnementales
Les chocs émotionnels, les relations familiales et/ou professionnelles, les modes de vie trépidants ou inadaptés, enclenchent des réponses aux événements plus ou moins conflictuels.
La compulsion alimentaire, qui n'est pas la boulimie, consiste à "s'offrir de petits plaisirs" sans faim, en dehors des repas, pour évacuer les tensions du jour. Cela peut représenter 20 % de ration calorique superflue chez les sujets en surpoids.
Le résultat est accablant, la faim est augmentée et la satiété réduite. Si la nourriture est disponible et agréable, on arrive ainsi à déplacer son poids, insensiblement mais inexorablement.
Les comportements de restriction
Les régimes successifs, la survalorisation de l'image sociale de la minceur amènent à des comportements de restriction qui réduisent les sensations de faim et de satiété.
Ils aboutissent à l'effet inverse par réaction plus ou moins consciente à la privation, et entraînent des habitudes alimentaires déséquilibrées sur le plan qualitatif et quantitatif.
Les dysfonctionnements
S'ils ne sont pas des facteurs déclenchant du surpoids, ils peuvent en être des raisons aggravantes. Digestion difficile et longue, ballonnements, insuffisance hépatique ou hépato-biliaire, insuffisance urinaire, intestins paresseux, transit perturbé et constipation.
Dysfonctionnements circulatoires divers
Le manque d'exercice physique, la sédentarité sont des comportements auxquels seule la volonté peut remédier.
La perte des sensations alimentaires
Lorsqu'elle craque, elle se promet que c'est la dernière fois, qu'elle ne recommencera plus. Elle éprouve alors le besoin de manger le plus possible de cet aliment avant d'affronter la pénurie future. Lorsqu'elle fait un écart, ce n'est plus un petit gâteau qu'elle mange, mais tout le paquet. Ce dysfonctionnement alimentaire génère un cercle vicieux avec l'apparition d'une perte des sensations alimentaires.
Cette perte impose des rythmes de repas et des quantités d'aliments à consommer en total décalage avec leurs besoins. Ils ne sont plus guidés par leurs propres sensations de faim ou de satiété et n'arrivent plus à réguler de manière autonome la prise d'aliments.
Quels sont les bénéfices de l'arrêt du tabac ?
- 30 minutes après l'arrêt du tabac : le rythme cardiaque baisse déjà et tend à se normaliser.
- 1 jour après : vous respirez mieux car le CO (monoxyde de carbone) issu de la fumée de cigarette s'est détaché des globules rouges qui distribuent mieux l'oxygène dans l'ensemble des tissus. Vous êtes déjà moins fatigué.
- 2 jours après : vous commencez à retrouver le goût et l'odorat et redécouvrez des saveurs et des arômes subtils.
- 3 jours après : vos bronches et votre gorge sont moins enflammées, vous respirez mieux et votre voix s'éclaircit.
- 1 mois après : vous toussez moins et respirez encore mieux. Les cils de vos muqueuses bronchiques réapparaissent et drainent vos poumons, l'exercice physique vous est plus facile.
- 2 mois après : votre peau et vos cheveux retrouvent leur éclat naturel.
- 3 mois après : vous vous libérez de la dépendance physique à la nicotine.
- 6 mois après : vous pouvez concevoir un bébé en ayant minimisé les risques du tabagisme.
- 1 an après : vous avez divisé par deux les risques d'infarctus cardiaque et rejoint le niveau de risque d'un non-fumeur pour les accidents vasculaires cérébraux.
- 5 ans après : vous avez pratiquement diminué de moitié le risque de cancer du poumon.
- 10 ans après : votre espérance de vie a rejoint celle des non-fumeurs !
Quelles sont les différents types d'obesité ?
L'obésité androïde
La surcharge graisseuse se situe au niveau du thorax et de l'abdomen. Elle est en rapport avec des excès alimentaires. On note une augmentation du volume des cellules graisseuses. On retrouve souvent une tendance au diabète, à l'hypertension artérielle ainsi qu'une augmentation de l'acide urique et du cholestérol. Un régime alimentaire est dans ce cas très efficace. Le rapport Tour de Taille sur Tour de Hanche en cm (TT/TH) chez la femme est > à 0,80 et chez l'homme > à 0,95.
L'obésité gynoïde
Le dépôt graisseux se situe essentiellement au niveau des fesses, du bassin et des cuisses. Elle est en rapport avec les excès alimentaires mais peut-être aussi héréditaire. On note alors une augmentation du nombre des cellules graisseuses. Dans ce cas, un régime alimentaire est moins efficace. TT/TH chez la femme < à 0,80 et chez l'homme < à 0,95.
L'obésité globale
Forme mixte associant les deux premières.
Si le tour de taille est > à 102 cm chez l’ homme et > à 88 cm chez la femme le risque cardio vasculaire est positif.
Comment conserver son poids de forme ?
On entend souvent dire que tous les régimes sont voués à l'échec
Comment le nier? Bien des régimes se soldent par une reprise des kilos perdus. Certains prétendent que ce serait inévitable. Une telle affirmation, longtemps simple constat devant l’évidence des faits, n’est plus acceptable. En matière de poids, seul le patient est responsable de son succès ou de son échec. Les réussites inscrites dans la durée sont nombreuses. Si à l’issu de votre amincissement vous acceptez de reprendre très progressivement votre alimentation, si vous acceptez de changer votre hygiène de vie et vos habitudes alimentaires, vous ne reprendrez pas vos kilos.
Pour tenir dans la durée vous devez porter vos efforts dans deux directions :
- le volet nutritionnel avec l’explication des fondements scientifiques du régime et ses différentes phases.
- le volet comportemental avec la prise de conscience qu’au-delà de l’objectif de perdre du poids c’est bien soi-même que l’on va traiter grâce à l’amélioration de sa qualité de vie et de sa santé.
Il n’y a pas de méthode miracle mais seulement des démarches cohérentes et approfondies. Contrairement aux idées reçues, perdre du poids rapidement n’est pas dangereux et ne favorise pas la reprise rapide du poids.
Maigrir ce n'est pas faire n'importe quoi
Il est primordial de rester en forme et de de ne pas y laisser sa santé et ce, que vous n’ayez à perdre que les quelques kilos pris lors des fêtes ou des vacances, ou bien les dizaines de kilos amassés au fil des années. Votre organisme, bouleversé dans son image physique et mentale, a besoin de fonctionner en toute tranquillité et d’être en pleine possession de ses moyens. C’est ainsi que maigrir est une chose plus sérieuse que l’on ne pense généralement. On peut même se demander si l’importance de l’obésité n’est pas en rapport avec le nombre de régimes effectués et ratés dans une vie.
Maigrir c'est aussi et surtout prendre conscience
Il faudra réfléchir, comprendre et se persuader qu'il est inutile de commencer un régime si après avoir perdu son excédent, on ne consent pas à changer son comportement alimentaire et reconnaître que les mauvaises habitudes et une consommation dans les mêmes quantités des aliments responsables de son surpoids font regrossir.
Vous allez redécouvrir une nouvelle silhouette et assumer cette image corporelle
Si vous-même êtes ravie de votre succès, votre entourage lui, peut réagir de façon négative (agressivité, jalousie) et vous inciter à ne pas persister dans votre sérieux.
Un protocole différent de ceux dont vous avez eu connaissance ou que vous avez pu suivre
Le régime à épargne protéique que nous proposons d’entreprendre est une méthode efficace de lutte contre la surcharge pondérale et l’obésité. C’est un programme alimentaire global qui comportera 3 parties :
le régime amaigrissant
Il est basé sur une alimentation hypocalorique, hypolipidique, hypoglucidique, normoprotéique. Son principe : 0,8 à 1,2g/kg/j de protéines, 20 à 60 g/j de glucides, 10 g/j de lipides (2 c. à soupe d’huile d’olive et de colza) de manière à maintenir l’insulinémie à un niveau bas et activer ainsi la fonte des graisses, le tout accompagné d’un complément en vitamines et en minéraux afin que les besoins journaliers soient couverts. Seul le complément protéiné est hyperproteiné c’est-à-dire plus riche en protéines que les produits traditionnels. Cette phase ne nécessite aucun médicament. Les coupe-faim, amphétamines, hormones, extraits thyroïdiens sont dangereux.
le régime de transition
Il va permettre de réintroduire doucement les glucides en contrôlant l'insuline puis les lipides sans regrossir. Cette période de ré accoutumance est cruciale. Elle est facile à vivre et ne demande que peu d'efforts.
le régime de stabilisation
A cause de sa mémoire pondérale, le corps tend à retrouver sa forme antérieure. Il faut le rééduquer pour l'habituer à sa nouvelle silhouette. C'est ce que l’on appelle "consentir à changer son comportement alimentaire". Le métabolisme peut être comparé à un ressort que l'on comprime au moyen d'un régime et qui doit, pour adopter sa nouvelle position comme étant la bonne, attendre un certain laps de temps.
Comment apprécier sa surcharge ?
IMC
Indice de masse corporelle (poids en kilos divisé par la taille en mètres au carré). La norme est de 18,5 à 25 kg/m2. Il permet de savoir si le poids est conforme à la morphologie. Au-dessus de 25, un régime s’impose.
Dépense Energétique de Base
60 à 70 % de la dépense énergétique totale.
Un apport calorique correspondant à la DEB amènera progressivement le patient à son poids de forme.
Pour une femme = 65,5 + (9,6*Poids en kg) + (1,8*Taille en cm) – (4,7*Age en années).
Pour un homme = 66,5 + (13,7*P) + (5*T) – (6,8*A) ou plus simple 21*MM + 500.
Dépense Energétique Totale
Variable selon l’activité du patient. Un apport calorique correspondant à la DET stabilisera le patient.
Elle est pour un individu modérément actif de 1,2*DEB.
Quelles sont les exigences d'un régime minceur ?
Savoir bien utiliser sa balance
Ne vous pesez pas tous les jours. Le poids, en raison de variations physiologiques (cycle menstruel, constipation, manque de boisson) et en fonction des activités que nous avons effectuées, varie quotidiennement. Cela peut aller jusqu'à environ 1,5 kg, en plus ou en moins. Pesez-vous au plus 1 fois par semaine, de préférence sur la même balance.
Ne pas se fixer un poids trop précis à atteindre
L'effet "kilo" est moins important que l'effet "silhouette". Pour cela essayez de visualiser une silhouette idéale par rapport à un moment de votre vie ou vous vous trouviez bien dans votre peau. Selon l'âge, le type de silhouette, la structure osseuse, les antécédents familiaux, le poids de forme, vous pouvez vous fixer un objectif de 2 kg en plus ou en moins.
Sachez passer outre vos appréhensions et vos préjugés pour partir assuré du succès
La volonté est le premier acte décisif dans la lutte contre le surpoids. Sans une franche détermination à mettre tout en oeuvre et à poursuivre les efforts, toute forme d'aide ou soutien continu, ne donnera la pleine mesure de son efficacité que si la volonté est au départ de la démarche.
Choisissez une période calme de l’année où au départ vous ne serez pas soumis à trop de tentations (fêtes, invitations, vacances).
Pourquoi prendre des protéines ?
Une réduction de l'apport calorique, conduira l'organisme à un état de jeûne
Celui-ci va d'abord puiser dans ses réserves protéiques musculaires avant même de s'attaquer aux réserves de graisses qui sont difficilement mobilisables. Le but étant de perdre du poids de masse grasse, il faut réintroduire, pour compenser l’alimentation restrictive, un complément protéique.
L'organisme sera obligé d’utiliser ses propres graisses comme source d'énergie d’où une perte de poids aux dépens des graisses stockées. L'importance de la perte de poids varie en fonction de la masse musculaire initiale. C'est ainsi que les hommes maigrissent plus vite que les femmes.
Elles procurent une sensation de satiété
C’est un effet intéressant dans le cadre d'un régime. La fonte des graisses produira des corps cétoniques couvrant jusqu'à 75% des besoins énergétiques.
Ils auront des effets majeurs sur le système nerveux, un effet psycho-stimulant (antidépresseur, euphorisant, augmentation des facultés intellectuelles) et un effet coupe-faim dès le troisième jour (ce qui contribue à entretenir moral et motivation). Il n’y a donc ni faim ni fatigue.
Il n'existe pas de protéines pures dans la nature
D'une part, les aliments protéinés contiennent soit des lipides (protéines animales des viandes, œufs, poissons, fromages…) soit des glucides (protéines végétales des céréales, pain, pâtes, pommes de terre, légumineuses comme les haricots, fèves, pois lentilles).
D’autre part, ils ne contiennent pas tous les acides aminés en proportion idéale. On ne peut remplacer les protéines prescrites par des substituts de repas en vente libre dans le commerce car elles contiennent beaucoup trop de graisses et de sucre et pas assez de protéines pour permettre le déclenchement de la cétose.
Il n'y a pas de toxicité rénale des protéines
Contrairement aux idées reçues les acides aminés produits par la digestion des protéines n’acidifient pas le sang car des systèmes tampon maintiennent les valeurs sanguines constantes.
La consommation habituelle de protéines est de 1,7 g/kg de poids/jour. Votre apport est compris entre 0,8 et 1,2 g/kg de poids/jour ce qui évite toute toxicité. Il vaut mieux un excès de protéines éliminé par les urines et les fèces plutôt qu’une carence source de nombreux problèmes.
Les protéines entrent dans la composition de toutes les cellules
Elles forment plus particulièrement les muscles, le cœur, le foie, les reins, la peau, les cheveux, les ongles, c'est la charpente du corps. Ce sont des molécules complexes constituées d'acides aminés, véritables bâtisseurs de notre organisme.
Elles participent à l'élaboration, la réparation, la croissance, la construction des cellules et du corps. La peau ne se flétrira pas et les muscles ne ramolliront donc pas.
Elles représentent un faible apport calorique (4 calories par gramme contre 9 pour les lipides), une digestibilité et assimilation optimale. Elles ont une action sur la thermogenèse en augmentant les dépenses énergétiques. La prise de protéines augmente de 25% les dépenses thermogéniques.
Les protéines vont être synthétisées par l'organisme à partir des acides aminés
Selon la programmation génétique elles constituent deux grands groupes.
- Les protéines structurelles qui forment le tissu interstitiel de soutien de l'organisme (élastine, collagène, kératine) et la charpente des différents tissus (muscles, os, glandes)
- les protéines circulantes qui assurent le transport de multiples composants biologiques (albumine, transférine) ou d'éléments simples ou complexes (oxygène, hémoglobine). Elles participent aux défenses en entrant dans la composition des immunoglobulines, du tissu neurologique et des hormones (neuromédiateurs, neurotransmetteurs, neuropeptides, prostaglandines, cytokines, enzymes de toutes sortes).
Un apport nutritionnel équilibré en protéines (50% animale, 50% végétale) conditionne une bonne structure hormonale, glandulaire, des récepteurs membranaires. Elle assure les communications inter-cellulaires, surtout au niveau neurologique, hormonal et immunitaire.
Pourquoi diminuer les lipides et les glucides ?
L'insuline : l'hormone de stockage
Le fait de diminuer les aliments riches en glucides (le carburant) et en lipides (les réserves) va entraîner une baisse de la sécrétion d'insuline. Elle va réguler la production de corps cétoniques ce qui empêchera tout phénomène d'hypoglycémie et cétose pathologique.
L'organisme, ayant besoin de glucides, va mettre en action les voies de la lipolyse, c'est-à-dire la fonte des graisses et fournir au foie le substrat pour la néoglucogenèse et la cétose et ainsi apporter l'énergie nécessaire aux organes.
Les corps cétoniques
Provenant de cette cétose hépatique, ils auront des effets majeurs sur le système nerveux, un effet psycho-stimulant (antidépresseur, euphorisant, augmentation des facultés intellectuelles) et un effet coupe-faim dès le troisième jour (ce qui contribue à entretenir moral et motivation).
Par un mécanisme inverse du mécanisme habituel, le corps va déstocker au lieu de stocker. C‘est cette image de mise en arrière du métabolisme interne qu’il faut bien visualiser et qu’il faut avoir à l’esprit si vous ne voulez pas commettre d’erreurs.
Ce ne sont pas les quelques calories apportées par le petit grignotage d’un carré de chocolat, d’un morceau de pain qui vont altérer votre régime, mais le temps perdu à remettre votre machine en avant pour le digérer puis à repartir en arrière pour que le régime soit de nouveau efficace. Pour un petit carré de chocolat comme pour un repas complet, le temps sera long et douloureux puisqu’en même temps reviendra la faim et tout son cortège de frustrations. Il est nécessaire de descendre en dessous de 50 g de glucides par jour pour que l’organisme reste en cétose. A l’inverse, l’ingestion de 50 à 80 g de glucides augmente la faim.
Pourquoi retrouver son poids de forme ?
Le surpoids perturbe la vie sociale et relationnelle
Outre la gêne fonctionnelle, on retrouve une tendance dépressive voire une dépression sévère, des difficultés à l'embauche pour des raisons médicales, des troubles sexuels, une sensation d'exclusion (car les habits ne sont pas à la taille, on ne peut suivre la mode, on subit des sarcasmes…).
Une hausse de 10 % du poids entraîne une hausse de 30 % du risque de mortalité
42,5 % des personnes en surpoids présentent au moins un facteur de risque (ostéo-articulaire, cardio-vasculaire, métabolique...) contre 18,6 % des personnes de poids normal.
Les problèmes cardio-vasculaires (180.000 décès par an)
L'effort fourni par le coeur pour assurer une bonne irrigation sanguine est d'autant plus important que la masse graisseuse se développe. Le risque de décès par maladie cardio-vasculaire est accru de 1 % pour chaque augmentation de 0,5 kg du poids corporel entre 30 et 42 ans et de 2 % entre 50 et 62 ans. 1/4 des HTA serait imputable au surpoids. Il est établi que le sujet obèse présente des chiffres de pression artérielle supérieurs à ceux d'un sujet dont l'indice de Masse Corporelle est < 25. Celle-ci va entraîner une augmentation de la masse sanguine circulante et du débit cardiaque.
L'athérosclérose avec ses conséquences que sont l’angine de poitrine et l'infarctus du myocarde (120.000 cas) sont plus fréquemment observés chez l'obèse.
L'augmentation du taux de matières grasses sanguines
Le régime résout la surcharge pondérale et l'excès de graisses circulantes sanguines (cholestérol, triglycéride).
Les thromboses
Artérielles cérébrales avec hémiplégie et la pathologie thromboembolique veineuse (130.000 cas)
Le diabète gras, non insulino dépendant est héréditaire
Plus de 150 millions de personnes souffrent du diabète, parmi lesquelles 85 % sont obèses. D'évolution lente, il reste longtemps méconnu faute de symptômes révélateurs. Or, l'OMS prévoit que le nombre de diabétiques atteindra le chiffre alarmant de 300 millions en 2025. Le surpoids perturbe le mécanisme de l'assimilation des sucres et des graisses. Le pancréas doit fournir plus d'insuline naturelle pour assimiler l'apport excessif de glucides. Progressivement, le pancréas aura des difficultés à répondre à cette demande accrue, sa réponse va alors devenir insuffisante et les différents stades de diabète vont pouvoir se manifester. Un régime suffit en général pour provoquer l’amaigrissement et un équilibre de la glycémie.
Une perte de poids de plus de 5 kg divise par 2 le risque de diabète.
Le cancer
Plus étonnant encore est le lien qu''il est désormais possible d'établir entre obésité et risque accru de cancer. Environ 1/3 des cancers digestifs et gynécologiques pourraient être évités grâce à une meilleure maîtrise du surpoids !
Des études ont montré que les animaux de faible poids sont plus résistants aux radiations et aux carcinogènes chimiques. Le risque de cancer baisse si l'on baisse l'apport calorique. Par ailleurs, la consommation de graisses saturées favorise les cancers du sein, de l'endomètre, de la prostate et du colon (les principaux cancers occidentaux non liés au tabac).
D'autres travaux évaluent qu'en Europe l'obésité cause chaque année 27000 cancers chez les hommes (soit 3% des cancers masculins) et 45000 cancers chez les femmes (soit 7 % des cancers féminins). Chez les femmes ménopausées, le pourcentage de cancer du sein attribuable au surpoids seul est de 16% (contre 5 % attribuables à l'hormonothérapie substitutive). Chez les hommes, il semble établi qu'un IMC > à 28 multiplie par 4,5 le risque de développer un cancer de la prostate.
L'obésité est également un facteur favorisant le cancer du rein (avec l'HTA et le tabagisme). Un IMC > à 30, associé à une absence totale d'activité physique, augmente le risque de cancer du pancréas de 72 %.
Une heure de marche par semaine ferait redescendre le risque à 50 %. On sait aussi que la pratique régulière d'une activité physique réduit le risque de cancer de l'intestin, du sein, de l'utérus et de la prostate. Et cela, indépendamment de son effet sur la perte de poids.
L'excès de poids entraîne nombre de complications osseuses et articulaires
L'arthrose, souvent localisée aux hanches et aux genoux, est directement concernée. Il est démontré que les facteurs mécaniques de surpression ont une influence considérable sur l'apparition et le développement de l'arthrose. Les douleurs vertébrales dorso-lombaires sont aussi concernées par ces phénomènes de surpression. Ces problèmes entraîneront une impotence fonctionnelle croissante dans la mesure où la diminution des possibilités de déplacement est un facteur aggravant de l'obésité.
Les troubles digestifs
La surcharge pondérale favorise les hernies hiatales, les reflux gastro-oesophagiens, l’ulcère gastrique et duodénal, les lithiases biliaires (6 fois plus chez les obèses), les fermentations, les ballonnements, etc...
L'hypothyroïdie
Les troubles respiratoires
L'excès de poids peut entraîner l'insuffisance respiratoire chronique, les apnées du sommeil, aggraver l’asthme.
Les troubles cutanés
Ils sont liés à la sudation exagérée et aux frottements des plis de peau sous les seins, les plis de la paroi abdominale, à l'aine. La distension de la peau peut amener l’apparition de vergetures.
Retrouver le poids de
Cela va vous valoriser car votre surcharge a modifié votre personnalité, à tel point que vous avez peut-être déjà refusé de vous reconnaître sur une photo ou un film. Par lassitude ou par découragement, vous avez sans doute fini par l’accepter comme une seconde nature.
C'est important pour la forme physique et la santé
En 2003, 41,6 % de la population française âgée de plus de 15 ans est en surpoids (14,4 millions) ou obèse (5,3 millions). L’obésité augmente de 5% par an depuis 6 ans.
Plus de 2 millions de jeunes de moins de 18 ans sont obèses. Un enfant sur 10 est obèse à l’âge de 10 ans. En 20 ans l’obésité infantile a augmenté de 17 % (11,3 % de la population française âgée de moins de 15 ans est obèse).
En 2020 la France pourrait avoir rejoint les Etats-Unis et la Grande Bretagne avec 20 % d’adultes obèses. Toutes les tranches d’âge, toutes les catégories socioprofessionnelles, toutes les régions sont touchées. Des scientifiques australiens ont démontré que l'obésité, avec l'inactivité physique, représente un risque et un coût plus grands pour la société que le tabagisme.
Peut-on concilier régime et activité physique ?
Les rythmes biologiques
Si nos cellules stockent les graisses, elles savent aussi les libérer. Pour les éliminer, c'est à nous de mettre en marche la machine qui les brûlera : nos muscles. Il vaut mieux éviter le sport après le déjeuner, quand l'organisme est occupé à digérer. L''exercice sera pénible parce qu'il contrariera la digestion, et sera peu rentable puisque c'est la période où l'insuline donne aux cellules l'ordre de stocker, bloquant ainsi les portes de sortie des graisses. Il faut choisir les heures où les substances qui favorisent le déstockage des graisses sont au top c'est-à-dire lors des pics de cortisol.
1 « Le matin on s’oxygène »
Le pic se situe entre 7 h et 8 h du matin, le moment de la journée où les taux de l'adrénaline, de la noradrénaline, des hormones du stress sont élevés. L'exercice sera le plus profitable avant le petit déjeuner. C'est le moment de pratiquer par exemple le jogging ou le vélo. Ces activités améliorent l'irrigation du cerveau, donc l'émergence des idées et aident à l'oxygénation des tissus. Sans les tensions, l'esprit peut vagabonder, les idées venir et s'organiser. C'est un atout avant d'aller au travail.
2 « Le midi on se détend »
Autre période favorable, la fin de matinée avant le déjeuner. Il faut y privilégier les sports "doux" comme la natation, la gymnastique au sol ou le qigong. Ils permettront de se détendre, d'éliminer la fatigue. Aidant à se mettre en appétit pour le déjeuner ils éviteront de trop manger le soir.
3 « Le soir on se défoule »
Le soir vers 18 h -19 h, place aux sports violents : squash, tennis, ping-pong, boxe ou escrime. Ils évacueront les tensions de la journée et procureront une fatigue saine, idéale pour aller se coucher après un dîner léger. Pour ne pas avoir à puiser dans vos réserves d'énergie, apportez le « carburant » nécessaire à l'effort une heure avant : une banane suffira à compenser chaque ½ h de dépense physique violente ou chaque heure d'effort soutenu.
la régularité de l'activité physique
Elle permettra de favoriser le développement de la masse maigre au détriment de la masse grasse. Les surcharges pondérales accompagnent toujours une vie trop sédentaire. C'est pourquoi le sport est utile pendant un régime. Il procure un équilibre du corps et de l'esprit, il lutte contre le stress. Il va brûler des calories accélérant ainsi la perte de poids.
1 - Efforcez-vous de marcher régulièrement (30 mn de marche, de velo, de rameur 3 fois par semaine dont 25 mn seront pratiquées de façon soutenue, sans essoufflement c’est-à-dire que l’on peut parler mais pas chanter pendant l’effort puis 5 mn de façon très rapide)
2 - Oubliez les ascenseurs et les escaliers mécaniques.
3 - Pratiquez une activité physique même légère (club de gym, natation, marche à pied, jogging).
4 - Saisissez toutes les occasions de bouger
5 - Evitez de rester assis pendant des périodes prolongées
6 - Si vous avez un chien promenez le plus souvent et plus longtemps
7 - Ne prenez pas votre voiture pour le moindre petit déplacement
8 - Si possible marchez pour vous rendre au travail ou dans les magasins.
Vous en ressentirez rapidement les bienfaits. Il remodelera votre silhouette au fur et à mesure que vous perdrez du poids.
Sachez que le golf = 300 cal/ heure, le jogging = 450 cal/ heure, la marche = 150 à 200 cal/ heure, la natation = 850 cal/ heure, le tennis = 500 cal/ heure, le ménage modéré = 150 cal/ heure, le ménage important = 300 cal/ heure, la détente = 50 cal/ heure, le football = 750 cal/ heure, le repos et sommeil = 500 cal.
La pratique d’un sport est indispensable pour ne pas regrossir. En augmentant votre musculature, le sport accroît ses dépenses énergétiques de base qui sont liées à l’importance de la masse maigre.
Evaluation de l'intensité des exercices selon le rythme cardiaque
- Fréquence cardiaque maximale = 220 – Age
- Fréquence cardiaque d’entraînement pour un exercice = (220 – Age) 0.7 ou Fréquence cardiaque de repos + 0,60 (220 – Age – Fréquence cardiaque de repos)
Quelques règles
- Pas de sport moins de 2 h après un repas.
- Consommez 1 banane 1 h avant de vous dépenser, puis toutes les heures si c'est un sport doux, ou toutes les 1/2 h s'il est violent. Si vous faites de la course cycliste, prévoyez 1 banane par heure en plaine et 1 avant toute côte nécessitant une 1/2 h d'effort.
- Pendant l'effort, le thé à peine infusé est votre meilleur allié : il entretient le tonus cardiaque et redonne des jambes là où une boisson sucrée a tendance à les casser.
Sagesse populaire et alimentation
La margarine est moins grasse que le beurre
FAUX : La margarine est aussi calorique que le beurre.
100 g de beurre contient 84 g de graisses animales, 100 g de margarine contient 84 g de graisses animales.
La viande rouge est plus calorique que la viande blanche
FAUX : Un steak grillé n’est pas plus gras qu’une escalope de poulet.
Pour maigrir, il faut supprimer toutes les graisses
FAUX : Seules les graisses cachées (charcuterie, fromage, sucrerie, viandes grasses) doivent être limitées. En revanche, il est impératif de maintenir au moins une cuillère à soupe d’huile crue par jour pour les acides gras essentiels.
L'huile de tournesol est plus légère que les autres
FAUX : Toutes les huiles contiennent 100% de lipides.
Les biscottes sont moins caloriques que le pain
FAUX : Les biscottes contiennent plus de graisses et sont plus caloriques car moins riches en eau.
Les oeufs font mal au foie
FAUX : Les œufs ne sont pas difficiles à digérer s’ils ne sont pas cuits avec un excès de matières grasses.
Tabac
Prend t-on du poids quand on arrête de fumer?
Environ 80 % des gens prennent du poids : entre 3 et 5 kilos. Et ce sont les femmes qui prennent le plus.
A t-on plus d'appétit quand on arrête de fumer?
On a souvent une hausse d’appétit par perte de la sensation de satiété. On va se mettre à grignoter. Des mécanismes métaboliques indépendants de notre appétit entrent également en jeu dans la prise de poids notamment une augmentation du stockage des graisses
Certains médicaments peuvent-ils permettre d'arrêter de fumer sans prendre de poids ?
Certains médicaments se vantent d’avoir des propriétés de sevrage en limitant la prise de poids :
Le buproprion (Zyban ®) a bâti sa réputation là-dessus, car certaines études constataient une minceur plus importante qu’avec les substituts nicotiniques ;
Le Rimonabant est fait pour perdre du poids, mais il n’a pas tenu ses promesses en matière de sevrage tabagique. D’ailleurs, il n’a pas le droit d’être commercialisé pour cette indication aux Etats-Unis ;
La varénicline. Cette molécule commercialisée par Pfizer n’est pas encore disponible en France. Elle serait très efficace pour arrêter et aurait des vertus dans la prise de poids… à confirmer ;
Naltrexone : ce produit est utilisé dans le sevrage aux opiacés, mais des études laisseraient supposer un effet dans le sevrage tabagique avec une prise de poids plus faible. Néanmoins il n’a pas d’indication dans tous les cas pour le tabac, en attendant des études plus poussées.
Faut-il fumer pour arrêter de grossir ?
C’est malheureusement une idée de plus en plus répandue. Certaines vont commencer la cigarette parce qu’elle recherchent un coupe-faim. Les risques pour la santé sont énormes en regard du bénéfice recherché.
Le nombre de cigarettes fumées est-il lié à la prise de poids ?
Des études controversées montrent que plus on fumait de cigarettes, plus on prenait de poids à l’arrêt du tabac. Les facteurs qui vous ferons prendre du poids seront plutôt :
- les troubles du comportement alimentaire
- les erreurs diététiques dans vos repas
- La sédentarité (absence d’activité physique et de sport).
Qu'est-ce que le tabac ?
En 1560 le tabac arrive en France dans les poches d’un moine qui le rapporte du Brésil et par le biais d’un diplomate en poste à Lisbonne Jean Nicot.
En 1561, l'ambassadeur du Portugal offrit en cadeau à Catherine de Médicis un plant de tabac. C'est ainsi que Nicotiana tabacum ( appelé nicotiane en l’honneur de son decouvreur) fut introduit en tant que plante médicinale. En moins de 200 ans, son utilisation pour le plaisir prit le pas sur ses applications médicales et sa consommation, sous forme fumée, chiquée, prisée ou mâchée, connut une extension fulgurante dans toute l'Europe et toucha toutes les couches de la société.
Très rapidement on s’élève contre son usage. En Angleterre, dans les pays musulmans, en Russie où l’on encourait la peine de mort pour ce vice nouveau. En France taxé par Richelieu il devient une source de revenue et en 1674 Colbert instaure le monopôle des ventes. Sa consommation se répand dans les milieux populaires et bourgeois.
En 1825 la cigarette arrive en France, son succès est immense et sa production s’industrialise. Au fil du temps, le tabac est ainsi devenu une des drogues les plus répandues au monde par une intégration très facile aux comportements socioculturels et par une industrialisation massive.
En 1868 apparaît l’Association francaise de Lutte contre l’Abus du Tabac. Elle aura comme membre éminent Louis Pasteur.
Quels sont les effets et dangers du tabac
Le tabac contient de la nicotine qui possède un effet éveillant, anxiolytique et coupe faim. Les produits du tabac sont composés d’additifs (humectant, goût, saveur) la combustion de ceux ci crée de nouveaux composants (monoxyde de carbone, goudrons) nocifs pour la santé. C’est ainsi que les hommes et les femmes qui fument s'exposent à des risques reconnus : ceux de contracter une bonne vingtaine d'affections pathologiques, dont la plupart sont incurables et mortelles (1 décès sur 9 est dû au tabac).
- La fonction cardio-vasculaire : le tabac augmente la pression artérielle, accélère le rythme cardiaque et détériore les artères. Les risques coronariens et les décès par infarctus sont 2 fois plus élevés chez les fumeurs. Ces risques touchent aussi les artères du cerveau et des membres inférieurs.
- la fonction respiratoire : les fumeurs s’exposent à des troubles respiratoires notamment au risque de bronchite chronique et au cancer du poumon, des bronches, des cavités buccales, de l’œsophage et de la vessie. Un cancer sur quatre est associé au tabac.
- la fonction digestive : la nicotine augmente la sécrétion des acides gastriques et agit sur le système nerveux central. Il limite l’apport d’oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux de tête , de vertiges, et d’une diminution de la résistance à l’exercice.
- la grossesse : Le tabac chez la femme enceinte est un facteur de risque avéré de retard de croissance intra utérine. Le poids du bébé diminue de 250g en moyenne. Il accroît les risques de grossesse extra utérine et de prématurité. Le risque de mort subite du nourrisson est augmenté de deux à trois fois selon le fréquence et la consommation. Dans la petite enfance les troubles respiratoires (bronchite..) est plus importants chez les bébés nés de mère fumeuse.
Arrêter de fumer est donc le meilleur service que le fumeur peut se rendre à lui-même, ainsi qu'à son entourage.
Sommes-nous tous égaux devant « l'arrêt du tabac » ?
Tout fumeur présente au départ une dépendance comportementale et gestuelle au tabac, correspondant à la cigarette de la convivialité et de la stimulation sociale. S'y ajoute très souvent une dépendance dite psychologique : c'est la « cigarette plaisir », qui procure la détente, permet de gérer le stress et stimule l'intellect. À ces dépendances se surajoute une dépendance pharmacologique. Celle-ci est essentiellement due à la nicotine et survient très vite, en quelques mois chez certaines personnes, pour des raisons diverses et parfois intriquées (hérédité, contexte social ou familial, sensibilité psychique). Elle correspond à la « cigarette anti-plaisir », dont l'envie, est liée à une trop longue période entre deux cigarettes et se manifeste par la chute du taux de nicotine dans le sang.
Quels sont les traitements de référence ?
- Les substituts nicotiniques (gommes, timbres, etc.) sont les seuls supports fournissant assez de nicotine en dehors de l'inhalation de fumée En vente libre ils représentent le traitement médicamenteux de référence le mieux évalué pour les sujets dépendants à la nicotine.
- Le bupropion est l'autre traitement validé des sujets dépendants à la nicotine; s'il est légèrement plus efficace que les substituts nicotiniques, son utilisation est plus délicate car restreinte en raison de ses contre-indications et ses effets indésirables. Il nécessite une prescription médicale et n'est pas remboursé. Le bupropion, utilisé comme antidépresseur dans d'autres pays, agit au niveau du cerveau, plus précisément dans les centres qui régulent l’humeur les émotions et le plaisir.
- Les thérapies cognitives et comportementales sont fondées sur une prise en charge psychologique exigeant plusieurs consultations. Elles constituent une aide efficace dans le sevrage tabagique et la prévention des rechutes.
- La phytothérapie : les plantes ne s'opposent pas à ces traitements et ne les remplacent pas. Elles peuvent même être utilisées en même temps, sous certaines réserves. Les fumeurs qui ne peuvent pas bénéficier de ces traitements ou qui ne désirent pas y avoir recours trouveront ici une alternative intéressante car certaines plantes ont un mode d'action similaire. La seule réserve concerne les substituts nicotiniques, qui n'ont pas d'équivalent dans le domaine des plantes en dehors du tabac lui-même. N'oublions pas que celui-ci a d'abord été reconnu comme une plante médicinale (Nicotiana) et que l'intérêt initial qu'il a suscité pour ses vertus thérapeutiques se justifiait par sa grande teneur en nicotine. Toute forme orale serait vouée à l'échec, car la nicotine est mal tolérée au niveau digestif et rendue inefficace par le foie qui la détruit.
- L’acupuncture : thérapeutique inventée par les chinois, l'acupuncture consiste à introduire des aiguilles très fines (parfois traversées par un courant électrique) en des points précis du corps. Les piqûres diminueraient l'envie de fumer car elles activeraient les réseaux d'énergie. L'auriculothérapie, méthode analogue à l'acupuncture, qui consiste à placer un fil d'argent dans l'oreille pendant deux à trois semaines, a les mêmes effets sur les réseaux d'énergie et l'envie de fumer.
- L’homéopathie : pratique thérapeutique créée par le médecin allemand Hahnemann vers 1860, elle consiste à utiliser à des doses microscopiques, la substance provoquant les symptômes que l'on veut combattre. Dans le cas d'un sevrage tabagique, on utilise des extraits de « tabacum ».
- L'hypnose consiste à provoquer un sommeil léger et artificiel dû à des manœuvres de suggestion. L'hypnotiseur tente par ses manœuvres de déconditionner le fumeur de ses réflexes tabagiques. L'hypnose a une bonne réputation parmi la communauté de médecins concernant son efficacité dans le sevrage tabagique.
Pourquoi arrêter de fumer ?
- Parce que vous vivrez plus longtemps et en bonne santé.
- Le tabagisme reste la première cause de mortalité évitable en France. Un fumeur sur deux meurt directement ou indirectement de son tabagisme et l'on déplore chaque année 70 000 décès imputables au tabac, dont plus de la moitié par cancer, 18000 par maladie cardiovasculaire, artérite, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, 12000 par maladie respiratoire (bronchite chronique, emphysème, asthme...) et 5 000 pour des causes diverses consécutives au tabagisme.
- L’espérance de vie d'un fumeur est inférieure de 20 ans à celle d'un non-fumeur avant sa 65ème année et l'on estime qu'une cigarette fumée équivaut à environ une minute de vie en moins. L’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n'ayant jamais fumé après 10 ans d'arrêt et le risque de maladie cardiovasculaire est déjà réduit de moitié après 1 an d’arrêt.
- Pour les femmes : moins de grossesses extra-utérines, moins de fausses couches, moins d'accouchements prématurés, moins d'avortements spontanés, moins de malformations du fœtus et ménopause moins précoce.
- Pour les hommes : moins de pannes sexuelles, et plus de spermatozoïdes gaillards garants de fertilité et de la transmission d'un patrimoine génétique moins altéré.
- Parce que vous protégerez la santé de votre entourage : les conséquences directes du tabagisme passif sur la santé des enfants, du conjoint et des autres non fumeurs de l'entourage ne sont plus à montrer (mort subite du nourrisson, bronchiolite, asthme).
- Parce que vous serez mieux perçu par votre prochain... et plus encore par vous-même.Toux chronique, voix rauque, condition physique diminuée, teint cireux, peau terne et prématurément vieillie, mauvaise haleine, doigts et dents jaunis, odeur persistante de tabac froid dans la maison, au bureau, dans la voiture, sur la peau, les vêtements et les cheveux ne seront plus que des mauvais souvenirs après quelques semaines d'arrêt. Et vous vous sentirez plus en accord avec les non-fumeurs tout en respectant la loi Évin, interdisant la cigarette dans les entreprises et les lieux publics.
- Parce que fumer coûte très cher : sortez votre calculette, faites la multiplication : 6 mois sans tabac, c'est un voyage pour deux aux Antilles.
- Parce que vous enrichissez l'industrie du tabac que votre santé indiffère : Cette industrie consacre beaucoup d'argent et de temps à mettre au point des substances et des conditionnements qui augmentent la précocité du tabagisme et la dépendance des fumeurs.
- Parce que fumer n'est pas une liberté, mais un engrenage vers une servitude
Quels sont les fausses bonnes raisons de ne pas s'arrêter ?
- "Ce n'est pas le moment, ou je n'ai pas envie" : il n'y aura jamais de période idéale pour arrêter de fumer, ni pour faire la part des choses.
- "J'ai déjà essayé et je n'y arrive pas" : la vie du fumeur est parsemée de tentatives ratées. Chaque essai lui fournit de nouvelles armes vers l'arrêt définitif. Ces rechutes ne sont pas à considérer comme des échecs, mais comme des étapes vers l'arrêt ultime. Dites-vous que nombre de très gros fumeurs dépendants ont arrêté, souvent en plusieurs fois, et que ce qui a été possible pour eux l'est aussi pour vous.
- "Le tabac diminue mon stress, améliore mon humeur et mon poids" : effectivement, le tabac possède toutes ces propriétés. mais à quel prix ?
- "Tout mon entourage fume" : rassurez-vous et soyez honnête : de plus en plus de gens arrêtent de fumer, car la loi Évin s'applique inexorablement et l'image du fumeur devient de plus en plus négative. Montrez l'exemple et votre entourage suivra...
Espace
sans
prescription médicale
Mangez assis
Mangez assis avec des couverts et une assiette sans rien faire d'autre (pas de télé ou de lecture).
...
Des oeufs au plat sans matière grasse
Les œufs au plat peuvent très bien être préparés sans matière grasse. Faites......